Mon histoire avec le foot, d’Irigny à Bellecour en passant par Liverpool
Mes débuts à Saint-Genis-Laval
Mes années de défenseur central
Le foot fait partie de ma vie depuis que je suis enfant. Quand je repense à mes premières années, je revois tout de suite le terrain de Saint Genis, les entraînements après l’école, les matchs du week-end et cette impression d’appartenir à une équipe.
Entre mes 8 et 11 ans, j’ai joué en club comme défenseur central. J’aimais être derrière, parler avec mes coéquipiers, essayer d’anticiper les actions plutôt que de briller devant le but. Je n’étais pas là pour faire le spectacle, j’étais là pour récupérer le ballon, rassurer l’équipe, couper les contres.
Ce que le foot m’a appris à cet âge-là
Ces années à Saint-Genis m’ont appris à aimer le foot autrement que comme un simple spectacle. J’ai découvert ce que c’est que d’écouter un coach, de progresser petit à petit, de se relever après un mauvais match, de rentrer chez soi fatigué mais content.
À cet âge-là, je ne mettais pas de mots dessus, mais avec le recul je vois bien que ça m’a donné le goût du collectif, de l’effort et du jeu simple. Le foot est devenu quelque chose qui revenait chaque semaine, qui rythmait mes mercredis et mes week-ends.
Du joueur au supporter
Quand j’ai quitté le terrain
Un peu plus tard, j’ai arrêté le club, comme beaucoup, parce que la vie avance, que les emplois du temps changent, que d’autres choses prennent de la place. Mais je n’ai jamais vraiment quitté le foot.
Je continue à suivre les matchs, les résultats, les polémiques, les transferts, les coups de génie et les grosses erreurs qui font parler pendant des jours. J’aime regarder du foot à la télé, mais aussi lire les analyses, écouter les débats, suivre les réactions des supporters.
La plus belle vu que j’ai pu avoir d’un stade de foot à Bangkok en Thaïlande
Le foot dans mon quotidien
Aujourd’hui, suivre le foot fait partie de mon quotidien. Je regarde les grands matchs quand je peux, je garde un œil sur les résultats, je connais les grandes lignes de l’actualité et je me prends encore au jeu des discussions sans fin sur qui est le meilleur, qui mérite quoi, qui aurait dû faire quoi.
Le foot, pour moi, c’est autant ce qui se passe sur le terrain que tout ce qu’il y a autour : les émotions, les débats, Parmi tous les clubs que je suis, Liverpool a une place à part. Il y a quelque chose dans ce club qui me parle vraiment. Leur manière de jouer, leur intensité, le fait de ne jamais lâcher un match même quand tout semble perdu. Notamment car un des meilleurs défenseurs de ces dernières années est à Liverpool Virgil Van Dijk
Bellecour, finale de la Coupe du monde 2022
Une soirée particulière à Lyon
Un des souvenirs les plus forts que j’ai, c’est la finale de la Coupe du monde 2022. Je ne l’ai pas vécue au stade, mais à Lyon, à Bellecour, avec des amis.
On s’est retrouvés près de la rue Mercière, dans cette zone où les bars alignent les écrans et où tout le monde se regroupe dès qu’il y a un grand match. Dès qu’on est arrivés, on a senti que ce n’était pas une soirée comme les autres. Les maillots de l’équipe de France, les drapeaux, les gens qui se cherchaient dans la foule, les serveurs débordés, les conversations qui tournaient toutes autour du même sujet : comment chacun sentait le match.
Vivre le match dans la foule
Quand la finale a commencé, tout le monde s’est tourné vers les écrans en même temps. On était serrés, mais personne ne se plaignait. On avait l’impression de faire partie d’un seul groupe, alors qu’en réalité on ne se connaissait pas.
À chaque action, la place réagissait comme si on était dans un stade géant. Il y avait ces moments de silence où plus personne ne parlait, puis des explosions de voix, des cris, des bras en l’air.
Au fil du match, les émotions se sont enchaînées. Le stress, la déception, l’espoir qui revient. À chaque but de l’équipe de France, c’était un déferlement dans la rue : des gens qui se prenaient dans les bras, d’autres qui sautaient, d’autres qui hurlaient juste pour évacuer la tension.
Quand tout s’est terminé bien sûr, il y avait la déception, mais il y avait aussi une grande fierté. Ce soir-là à Bellecour, j’ai vraiment ressenti à quel point le foot dépasse le simple cadre du sport.
Ce que le foot représente encore pour moi
Un fil qui relie les époques de ma vie
En regardant mon parcours avec le foot, je vois un fil continu. L’enfant qui jouait défenseur central à Saint-Genis, le supporter qui suit les clubs et qui a un faible pour Liverpool, et la personne qui se retrouve au milieu de la foule à Lyon pour une finale de Coupe du monde, ce n’est pas trois histoires différentes.
C’est la même relation avec le foot qui évolue avec le temps. Je ne joue plus en club, mais le foot me permet toujours de ressentir des émotions fortes, de partager des moments avec les autres, de me rappeler que certains souvenirs sont liés à un match, à un but, à un endroit précis.